L’édifice se développe derrière un écran diaphane composé de milliers d’éclats de verre flottant au-dessus du domaine public, dans l’alignement des façades du boulevard Saint-Laurent. Cet écran est le premier d’une série de seuils qui accompagnent le visiteur à travers un parcours scénographique oscillant entre le clair et l’obscur, l’ouverture et la fermeture, la tension et la détente.


Si l’échelle et la rigueur de la façade imposent le respect et la solennité, la luminosité et l’atmosphère sereine du jardin attenant communiquent l’espoir. Inscrit dans le prolongement de la chaussée, le jardin de la vie invite le passant à pousser plus loin le pas. À quelques mètres de là, la cour des échos trace un dernier lien avec le monde extérieur. Sa forme et sa matérialité amplifient les sens, proposant un moment d’introspection au visiteur.
Sous ses apparences abstraites, le concept architectural n’en est pas moins attentif à la réalité de son époque – problématique durable notamment. La matière de la façade provient ainsi du recyclage de l’industrie du verre. Ventilation naturelle en été et seconde isolation en hiver, elle agit comme un mur solaire, réduisant significativement la consommation énergétique. L’implantation du jardin en front à rue assure quant à elle le drainage du site, la pérennité des arbres et la minimisation des îlots de chaleur.
